Article à lire

 

 

Travail et vie privée : le plan d'action pour bien s'organiser (suite)

 

6. Planifier ses loisirs

Le meilleur moyen de ne pas sacrifier son hobby à la première urgence venue ? Choisir une activité de groupe ou un sport d'équipe.

"Monsieur, vous souffrez tout simplement du syndrome de la mère de famille qui travaille." D'abord interloqué par le diagnostic, Yves Nicolas, directeur pour l'Europe du Sud chez Cosine Communications (équipementier télécoms), s'est finalement rangé à l'avis de son médecin. A force de vouloir être un père et un manager parfaits, il avait oublié une dimension essentielle de l'équilibre : se faire plaisir !

Penser à soi est-il un luxe ? De nombreux cadres semblent le croire. Ils se sacrifient sans même s'en apercevoir sur l'autel de la productivité - celle qu'il faut déployer vis-à-vis de son patron, mais aussi de sa famille... Seule remède possible : programmer ses loisirs dans son agenda avec la même rigueur qu'un déjeuner d'affaires. "On se laisse facilement déborder par le quotidien, reconnaît Yves. Mais ce n'est pas une raison pour capituler. Moi, j'ai deux rendez-vous par semaine que je ne rate jamais : mes répétitions de théâtre." Et pour cause, puisqu'il prépare actuellement une pièce avec une troupe amateur. "Si je ne viens pas, la répétition ne peut pas avoir lieu, car je joue l'un des rôles principaux..."

Pratiquer un loisir en équipe est, de fait, un bon moyen pour ne pas sécher ses activités extraprofessionnelles au premier coup de feu. Christian Bouas, PDG d'Idem (loueur de matériel informatique), n'a pas besoin de ce genre de garde-fou. Pour cet ancien d'IBM qui a fait un passage dans la Légion, une journée sans sport est inconcevable. Il refuse systématiquement tout déjeuner, même avec ses gros clients. "Le midi, je me dépense physiquement, quoi qu'il arrive. Et ce n'est pas forcément facile, car je suis toujours en déplacement." A Toulouse, au siège, il file à sa salle de gym, "à deux minutes de voiture". Et quand il monte à Paris ? "Je me suis inscrit au club de gym de l'hôtel Saint-James. J'y ai mes petites habitudes." Comme celle de croiser Claudia Schiffer dans les salons feutrés de cet endroit chic...

 

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© Extrait du N° 82 du magazine Management, décembre 2001.


 

 

 

 

 

 

 

 

"Rien ne me fera rater une répétition de violon."

Deux fois par semaine, Laure Helfgott, responsable marketing direct chez Nabab, une filiale de la Société générale, quitte son bureau à 19 heures tapantes pour être à l'heure à sa répétition de violon. Cette jeune femme de 27 ans a toujours réussi à concilier cette passion avec son travail. "Le violon est essentiel dans ma vie, avoue-t-elle. Pour rien au monde, je ne raterais une répétition." Elle arrive donc plus tôt et évite les réunions en fin d'après-midi. "Si je suis forcée d'y assister, j'annonce que je dois impérativement partir à 19 heures", explique-t-elle. Laure a toujours été franche. "J'ai annoncé la couleur à mon patron dès mon entretien de recrutement et c'est très bien passé, raconte-t-elle. Avoir une passion en dehors du boulot est pour lui un signe d'équilibre. Et en cas de charrette les autres jours, il sait bien que je ne compte pas mes heures."

Laure Helfgott, responsable marketing direct chez Nabab.

 



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